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Mes enfants m'apprennent des choses #1

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Amélia et Keenan jouent ensemble dans la chambre. Ils ont choisi les poupées.

Amélia a un bébé en plastique dans les bras qu'elle berce et se tourne vers son frère.

_ "Les enfants pleurent. Tu crois qu'ils ont besoin de leur maman?

_ Ils ont besoin de leur papa aussi."

 

Planter la petite graine de l'égalité des sexes face à l'éducation des enfants? C'est fait...

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Un petit bilan

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

4 enfants. 2 filles. 2 garçons.

Un mari. Bientôt 2 ans de mariage (en avril).

3 lapins nains.

31 ans (pffff...).

4 jobs.

Environ 3 millions d'heures de sommeil en retard.

Un roman de presque 500 pages en attente sur un clé usb (un jour peut-être...).

Des journées folles à mille à l'heure.

Beaucoup de petits bonheurs. Surtout. Par dessus tout.

 

J'ai lu qu'une petite Maëlys avait été prise à ses parents, à sa vie, à son enfance et à son avenir. A nous tous, en fait.

Et puis, j'ai lu qu'un ado avait confondu la vie avec un jeu vidéo et tué 17 personnes dans un bahut américain.

J'ai entendu parler d'abus sexuels, de violences, d'injustice, d'inégalités. De terrorisme. Beaucoup.

 

Et puis j'ai regardé mes enfants qui apprenaient à jouer aux petits chevaux et j'ai pris la mesure de ma chance.

Ils vont bien, ils sont en bonne santé, intelligents, éveillés, gentils, généreux et aimants. Parfois, ils sont difficiles. Ou plutôt, parfois j'ai du mal à trouver la patience qu'il me faudrait pour être la maman qu'ils méritent. Mais seulement parfois.

Le reste du temps, la vie est simplement si belle que je crois que je ne peux rien souhaiter de mieux. Sinon de progresser, moi, en tant que maman, en tant que personne, pour que ces parfois deviennent des rarement puis peut-être, un jour, disparaissent.

C'est un travail de longue haleine, la vie.

 

Mais je crois que le résultat en vaut la peine.

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Un chat dans le moteur

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Au pays des trucs invraisemblables qui n'arrivent qu'à moi (ou presque)... J'ai trouvé ce matin... un chaton dans mon moteur.

Comme il fait chaud, on dort avec les fenêtres ouvertes et on a entendu un bébé chat miauler dans la rue toute la nuit. J'ai même vu un voisin courageux sortir à 23h pour le chercher pendant près de 20 minutes, s'interrogeant sur la provenance de ces petits miaulements qui résonnaient très fort. Le pauvre voisin est rentré chez lui les mains vides et les miaulements ont continué.

Ce matin, fière d'être à l'heure pour l'école (je vous dis pas l'organisation de folie que ça représente pour moi avec mes trois monstres!!), je boucle les ceintures de tout le monde et j'entends miauler tout près. VRAIMENT TOUT PRES.

Trop près. Le son venait de ma roue avant droite, j'en étais persuadée. J'ai ouvert le capot du moteur (après avoir galéré à me souvenir où était la fichue manette à tirer qui permet l'ouverture...), j'ai cherché partout, je me suis mis à quatre pattes, à plat ventre sur le trottoir. Les gens m'ont regardé bizarrement, mes enfants attachés dans la voiture criaient à grand joie des "j'ai entendu le chat, maman!! Il a recommencé!! Tiens, t'entends? Il miaule!!". Bref, le rêve.

Là dessus, j'ai vu l'heure. J'étais presque en retard. Autant d'efforts matinaux gâchés par un bébé chat idiot, ça me ruine ma bonne humeur.

Je ferme le capot, je démarre doucement la voiture.

Il miaule toujours.

Je pense douloureusement que le moteur va chauffer et qu'il va cuire comme une saucisse, je croise les doigts pour qu'il saute de sa cachette et s'en aille, mais il continue de miauler.

Je roule doucement. Il miaule toujours.

L'oreille tendue vers ses miaulements apeurées, je me rassure en songeant qu'il ne s'agit pas encore de miaulements de douleur. Nous roulons à 50 km/h sur une route à 90, un camion me klaxonne et je lui crie: "J'ai un chat dans le moteur!"

Instant pause. Voilà où en est ma vie: je roule à 50 km/h sur une route à 90 à cause d'un chaton idiot coincé dans mon moteur et je vais être en retard à l'école. Putain, jamais j'aurais pu imaginer ça...!

Arrivée devant l'école, je me gare, je coupe le moteur et... il miaule toujours, aussi fort, aussi souvent. Bon, il est pas encore mort, c'est déjà ça. Je détache mes enfants et je les emmène à l'école en croisant l'enseignant d'Amélia.

_ "Adiou! J'ai un chat dans mon moteur, vous savez ce que je peux faire?

_ Euh..."

Et il éclate de rire.

_ "Non mais... je suis sérieuse.

_ Vraiment?

_ Oui."

Re éclat de rire.

Ben oui, forcément, ce genre d'histoires n'arrivant qu'à moi, c'est pas crédible pour un sou. Je retourne donc à la voiture avec Léandre après avoir déposé les deux grands à leurs classes respectives.

Je croise le papa d'une petite camarade d'Amélia. Il me dit bonjour, je lui dis:

_ "Tu t'y connais en voiture qui miaule?

_ Ton moteur fait un drôle de bruit?

_ Bah viens, tu vas comprendre."

A peine on approche de la voiture qu'il écarquille les yeux devant les miaulements quasi continus d'un bébé chat. Il regarde, il cherche, il en arrive à la même conclusion que moi: roue avant droite, inaccessible, invisible, mais très audible. Il va saluer un copain, un autre papa de l'école, et lui demande s'il a un tourne-vice sur lui.

Bon, en toute honnêteté, j'y croyais pas. Mais ça doit être un truc d'hommes, car non seulement le gars a trouvé la question normale, mais en plus, il avait VRAIMENT un tourne-vice sur lui. Il revient avec le tourne-vice du copain qui le suit en lui demandant:

_ "Y a une panne?

_ Non, pas du tout. Y a un chat coincé!"

Le mec a l'air sceptique mais le chat remiaule. Le mec a l'air effaré. Le mec se met à nous aider.

Puis un autre, et encore un autre.

Finalement, cinq personne sont là, autour de moi, à démonter ma voiture pièce par pièce pour trouver ce foutu bébé chat idiot qui ne trouve rien de mieux à faire que de se coincer dans les voitures.

Je n'y croyais plus, j'étais désespérée, Léandre montrait des signes de fatigue et j'avais une foule de choses à faire qui me faisait penser qu'un bébé chat rôti dans un moteur n'était peut-être pas la fin du monde quand soudain... soudain... Une main pleine de cambouis sort de mon moteur une bestiole dégoûtante, noire de saleté, minuscule, craintive et miaulante...

Sous la crasse, j'ai pu constater qu'il s'agissait d'un petit mâle d'environ trois mois et demi au pelage roux clair, tirant sur le crème, avec des rayures fines. Un très joli bébé chat. Juste stupide au point de se planquer dans un moteur de voiture.

J'ai plus qu'à perdre mon temps à faire une annonce sur le bon coin: petit chat idiot mais mignon cherche famille sympa...

Non mais je vous jure...!

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Haute-Savoie et Fromage

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Cet été, on a réitéré l'expérience bizarre et néanmoins géniale d'échanger notre maison avec une famille.

Bon, je vous avoue que mon rêve, ce serait d'aller à l'étranger pour les vacances, mais vu l'économie incroyable que représente un échange de maison (pas de location à payer! pas de garde d'animaux à trouver non plus), on ne fait pas les difficiles et on se dit: "prenons ce qui vient!". Ce qui, en soi, constitue un véritable apprentissage du lâcher-prise et du vivre aujourd'hui pour ce qui est et comme il vient.

La famille qui nous a contactés cette année vit en Haute-Savoie. Alors nous sommes allés en Haute-Savoie, dans la campagne au milieu des vaches, paumés entre Annecy et Aix-les-Bains.

Mon programme initial était clair: manger du fromage.

Et c'est ce qu'on a fait.

J'ai pris 4 kilos. En plein été.

Mais on a aussi fait du bateau sur le lac du Bourget et le lac d'Annecy, de la calèche autour des étangs de Crosagny, visité des châteaux de princesse et de chevalier (ben oui, sinon c'est pas des châteaux!), fait de belles promenades dans les gorges du Fier ou sur le Semnoz et surtout, surtout... vu des vaches. Des avec des petites cloches, des avec des grosses cloches, des blondes, des brunes, des à tâches, des sans tâche, des petites, des grosses, des qui font du lait, des qui ont de la viande... Bref, des vaches.

Et ma fille de cinq ans, maintenant, sait différencier les Montbéliardes des Abondances. Elle est prête pour le cours d'ethnologie de 3ème année vétérinaire...

Sinon, j'ai constaté un truc de dingue: la fin de l'alphabet s'est paumé en Haute-Savoie. Les noms des coins sont tous avec des X, Y, Z: Semnoz, Marcellaz, Bloye, Moye, Versonnex, Annecy, Aix, Chanaz...


Bon, allez, sur cette remarque inutile, je vous laisse à vos vacances d'été.

PS. On a quand même été à l'étranger, finalement, puisqu'on a aussi visité Genève!

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Je me suis mariée

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Nos alliances
Nos alliances

Bonjour à tous.

Non je ne suis pas morte.

Je songe soudain que cette annonce décevra certainement l'un de mes plus fidèles lecteurs: le "père" de Quentin... Qui ne supporte pas la vie que nous menons, avec nos trois enfants, notre couple, nos petits bonheurs simples, mais qui, dans un souci de contrôle maniaque, ne peut s'empêcher de nous espionner en lisant ce blog qu'il ne supporte pas non plus... Bref, une attitude très cohérente, n'est-ce pas?

Je ne suis donc pas morte.

Quentin et moi, nous nous sommes mariés en avril.

J'avais passé 9 mois à peaufiner les détails, à préparer ce grand jour. J'y pensais tous les jours, toutes les nuits. C'était mon grand objectif de l'année. J'étais plongée dedans, avec tout le stress qui va avec.

J'avais trouvé une belle robe, nous avions choisi des alliances magnifiques. Nous avions goûté les plats chez un traiteur très sympa, nous avions commandé un gâteau de mariage extraordinaire. Le DJ était rigolo et professionnel. Le lieu de réception, somptueux. Le prêtre, ouvert, progressiste, gentil, bienveillant. Mes invités étaient heureux pour moi, m'enveloppant d'ondes positives.

Bref, j'étais aux anges.

Bon, je n'ai pas envie de vous dire du mal que la sœur de Quentin, donc je ne vous raconterai pas comme elle a tenté de bousiller ma journée de mariage par égoïsme.

Parce qu'à chaque fois que j'y pense, je deviens mesquine... et insultante. Je le sais, je l'admets. Je m'en veux. Donc je m'abstiens.

Ce n'est pas comme si un mariage n'avait lieu qu'une seule fois dans la vie d'un couple et que cette journée ne se revivra pas, qu'elle aurait pu faire l'effort, pour une putain de journée, de ne pas être le centre du monde et de se réjouir pour d'autres personnes qu'elle-même... Non. Je m'abstiens.

Je vous avoue néanmoins que Quentin est tout aussi dégoûté que moi face à l'attitude de sa sœur le jour J (ou plutôt le soir S) et qu'on l'est d'autant plus qu'elle n'a toujours pas envisagé de s'excuser pour son attitude.

Je veux dire... on a tous le droit de boire trop, d'être injurieuse, menaçante, hystérique, voire en pleine crise de schizophrénie, à un mariage, n'est-ce pas? Il en va des libertés individuelles. Certains d'entre vous ont probablement déjà trop picolé lors d'une soirée importante au point de la gâcher, non? Bon. On a tous le droit, même elle, de déraper. Mais enfin, une fois le vin cuvé, on a aussi tous le droit de prendre son iPhone hors de prix et de s'excuser.

La moindre des choses.

Mais non. Pas elle. En tout cas, pas encore. Du coup, Quentin est dégoûté (et moi encore plus).

Nous avons fait baptiser Léandre dans la foulée, un seul passage à l'église, deux raisons de s'amuser (le coup double, quoi!). Il était mignon, avec une petite chemise verte - la même que Keenan, je l'avais commandée dans deux tailles pour qu'ils soient assortis!

Que de merveilles, mes enfants. Amélia était magnifique, une vraie princesse! Et Keenan, terriblement drôle devant le buffet de l'apéritif, lorgnant sur les cacahuètes!

Vraiment, cette journée était super (faute d'être parfaite, hum hum).

Allez, je vous mets une petite photo.

Nos alliances... un grand débat pour le choix.

Assorties? Finalement non. Quentin voulait une gravure à la façon du Seigneur des Anneaux, mais pas La gravure. Il voulait qu'on grave nos prénoms en runes des nains, un alphabet que nous utilisions pour nous envoyer des messages ou des lettres codées quand nous étions lycéens et étudiants. Et les gravures ne pouvaient se faire que sur or jaune, ce qui tombait bien car il porte bien l'or jaune.

Quant à moi, je voulais plutôt de l'or blanc, avec des touts petits diamants pour que l'alliance soit assortie et face ressortir la bague de fiançaille (en or blanc aussi, avec un seul diamant plus gros).

Que de considérations matérielles! ai-je songé un million de fois. Mais force est d'admettre que je vais passer le reste de ma vie avec ces bagues au doigt. Alors autant les aimer et prendre un minimum de temps à considérer celle que je vais porter partout et de tout temps.

 

Pour faire l'alliance de Quentin, le bijoutier nous avait proposé de récupérer de l'or dont nous n'avions plus l'utilité. J'ai donc cherché dans mes vieilles boucles d'oreille et proposé à la mère de Quentin de contribuer. Résultat: un vieux bracelet de la tante maternelle de Quentin et l'alliance de sa mère nous ont été offerts pour contribution et le bijoutier a pu tout refondre pour faire l'alliance de Quentin. Très joli symbole, n'est-ce pas?

 

Je voudrais finir cet article un peu vide par des remerciements: merci à toutes les petites fées, les elfes de maison, les petites souris qui ont rendu le déroulé de notre mariage possible, en gérant comme des dieux tous les à-côtés (buffet, apéro, animations, photos...).

Toute ma reconnaissance va à Loïse, Jérémie, Elisa, Gwen, Morgan, Santi, Marie et Jennifer.

Vous en aviez déjà entendu parler dans ce blog. Les années passent, les jours s'effacent, les amis restent. Ils ne sont pas bien nombreux, mais ils sont formidables et ils valent tout l'or du monde. Aucune famille de mon côté n'a pris la peine de se déplacer, je n'étais pas assez importante pour mériter un effort, mon mariage n'a pas suscité le moindre intérêt. Mais j'avais auprès de moi la meilleure famille qui soit: celle du coeur.

Merci à eux.

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Mon stérilet s'est enfui

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Comme vous avez tous suivi l'épopée folle de ma décision à porter un stérilet, il faut que je vous donne la fin de l'histoire.

Elle date d'hier.

Lundi soir (avant-hier, donc), j'ai eu quelques saignements. J'appréhendais, évidemment. Mais comme ils ont persisté, j'ai dû admettre avec dépit qu'après 7 mois de tranquillité, j'avais droit à mon retour de couches.

En d'autres termes, finie la pause sans règles. Bienvenue, galères menstruelles.

Ce que je ne m'attendais pas à vivre, en plus des saignements déjà embêtants, c'est la perte de gros caillots à la façon d'une suite de couche. Attendez, je vous décris le truc (pour ceux et celles qui ne savent pas): tu ne perds pas que du sang, tu perds des morceaux flasques, rouges, spongieux, un peu comme si un bout de ton foie tombait par ton vagin. Sauf que c'est pas ton foie, c'est un bout de ta muqueuse utérine et du sang, le tout formant un gros caillot.

Dégoûtant, hein?

Bref.

Je portais donc une serviette hygiénique (lavable, je précise, ma fibre écolo y tient) tout en vacant à mes occupations de maman, quand soudain je sens un truc tomber dans ma culotte. La sensation n'a pas été sans rappeler la descente du placenta à l'accouchement, j'avoue. J'ai donc été aux toilettes et plouf! Une balle de ping pong finit dans la cuvette.

La taille m'a choquée, mais passés les premiers instant, j'ai pensé: "mince ! c'est énorme ! Si ça a pu sortir de mon utérus, mon stérilet aussi !"

Inquiétudes, tergiversations... c'est possible, c'est pas possible? "Bon, allez, je DOIS vérifier !"

J'ai plongé la main dans la cuvette, j'ai chopé le caillot (beurk...!!) et là, j'ai senti qu'il y avait quelque chose de dur dedans. En regardant de plus près (pas trop quand même, hein!), je vois des fils... du métal... une vague forme de T, le tout bien enrobé de cette substance spongieuse sanguinolente dégoûtante, du coup peu visible, mais visible quand même.

Adieu, doutes. Bonjour, problèmes.

Evidemment, j'ai jeté le tout dans la cuvette et tiré la chasse fissa (mon stérilet étant sans hormone, j'ai pas eu trop de scrupules à envoyer ça dans les égoûts) avant d'appeler en catastrophe ma sage-femme.

_ "MON STERILET VIENT DE TOMBER DANS LES TOILETTES!!

_ Quoi? Après trois mois? Mais c'est pas possible!!

_ SI, C'EST POSSIBLE PUISQUE C'EST LE CAS!!"

Bon, bien entendu, ça arrive pile au moment de l'année où je n'ai plus de complémentaire santé, sinon ce serait trop drôle.

Sinon, la contraception et moi, c'est un vrai bonheur...

A croire que mon corps la refuse. A postériori, ça me donne l'impression que mon utérus a littéralement REJETE ce DIU, au point de l'expulser dehors. C'est peut-être le signe que je dois faire plein de bébés. Des dizaines de bébés...! Tel serait mon destin, mon karma...!

Vous croyez qu'un nouveau bébé, c'est too much? Parce que ce que je me dis, moi, c'est qu'une nouvelle grossesse... ça m'éviterait d'avoir mes règles!

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Vélo volé

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Dans la série noire du moment, Quentin s'est fait volé son vélo aujourd'hui.

Il l'accroche d'ordinaire à la barrière qui est sur le trottoir devant chez nous, avec un anti-vol et tout. Et là, on sort se promener avec les enfants et... blanc...

_ "Mais... où est mon vélo?"

C'est un vélo vieux, très vieux, à la limite de l'antiquité mais sans le charme que ça pourrait lui procurer. Et en plus, histoire d'être bien moche, il est jaune. Oui, jaune.

Qui pourrait avoir eu envie de voler ce vélo?? Il ne rapporterait pas un rond à la revente (et puis on a regardé sur internet, pas d'annonce qui y corresponde).

Du coup on soupçonne nos voisins avec qui on ne s'entend pas vraiment bien à cause de leur voiture en permanence garer sur le trottoir et qui nous empêche de circuler en sécurité avec nos enfants, nous obligeant à descendre sur la chaussée dès qu'on veut se rendre en centre-ville; mais aussi... le père de Quentin, qui est venu ce midi dans le secteur pour manger au restaurant avec lui (mais pas moi et pas les enfants, hein... nous, on pue, on est urticant et puis il veut pas être grand-père, il est au-dessus de tout ça) et qui lui a tenu un discours aussi loufoque que vide. Quentin soupçonne qu'il soit "assez mal dans sa tête" pour faire un coup pareil, juste pour le plaisir de sentir qu'il nous atteint.

Ou alors, c'est un vrai voleur.

Mais cette troisième option ne me parait pas probable pour des raisons évidentes de manque de rentabilité du geste.

Enfin, je vous dis ça... voilà, on nous a volé un vélo. Rien de dramatique, on survivra...

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AAD, la vérité vraie

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

On a eu beaucoup de réactions depuis la naissance de Léandre. Beaucoup de "wow, c'est un truc de fou!", de "mais vous êtes des dingues!" et de "c'est pour les malades!".

Bref, beaucoup de réactions négatives.

Ce que les gens ne savent pas, c'est que accoucher à la maison, ce n'est pas "un truc de malade", genre au dernier moment, t'as des contractions et puis tu te dis "ben si je restais chez moi, en fait??".

Non. C'est hyper préparé. C'est même beaucoup plus préparé et renseigné qu'un accouchement à l'hôpital où on se repose dans une équipe médicale en se disant "bah ils savent faire, c'est bon!".

Contrairement à une grosse croyance populaire, que beaucoup de médecins ont appuyé pour garder une toute puissance sur le corps féminin, et donc le contrôle des naissances, et donc la population en général (oui, vous commencez à sentir, vous aussi, les raisons politiques du truc, là?), non accoucher n'est pas "dangereux" ou "mortel". En vérité, c'est moins dangereux que de traverser la rue ou de descendre un escalier, et j'appuie cette phrase sur de VERITABLES STATISTIQUES.

Et en plus d'être moins dangereux, vous accouchez moins souvent, non? Alors la probabilité de mourir renversé est nettement plus élevée, sauf que, bizarrement, vous n'angoissez pas pour traverser la route mais tout le monde flippe à l'idée de mettre un enfant au monde.

La plupart des gens qui nous qualifient de "malades", "fous" et autres douceurs, ne se sont jamais posés la question. Ils n'en ont jamais discuté avec personne d'autre que des gens qui, comme eux, sont sous-informés (voire désinformés par le corps médical français - et je précise français parce que dans d'autres pays d'Europe c'est différent) et bien assis sur des a priori ridicules.

En fait, aujourd'hui, j'ai eu envie de dire: "Non, Marc, ce n'est pas débile ou inconscient de notre part d'avoir CHOISI une naissance RESPECTUEUSE de notre enfant pour son bien et celui de ses parents. Et en discuter avec... personne? ta mère? ta soeur? ne fait pas de toi un spécialiste.

Le "bon sens" sur lequel s'appuie ta diatribe merdique est tellement franco-française que sorti de nos frontières, on te prendrait vraiment pour le con que tu es sûrement à tenir un discours pareil."

Mais je me suis abstenue de le dire. Parce que je suis gentille et polie.

J'en pense pas moins, cependant.

Et je continue à mettre en garde ceux et celles qui veulent tenter l'aventure: on était hyper préparé, hyper informé et hyper motivé. Un AAD ne se décide pas à la légère, c'est un vrai choix. Un choix conscient.

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Nos vacances bretonnes

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Je vous avais parlé d'échange de maison.

Eh bien, ça y est, c'est fait. Nous avons échangé notre maison du sud de la France contre une maison avec terrain en Bretagne, dans le Morbihan pour être précise. C'était vraiment super. La famille avec qui nous échangions en était à son quatrième échange. Notre première fois, donc, qui s'est déroulée de manière plaisante et agréable.

En particulier grâce à leur terrain verdoyant dans lequel il y avait un trampoline géant et à leur home cinéma.

Bon, en revanche, la météo... bretonne quoi. Il a plu. Il faisait tellement froid (oui, on arrivait d'une région où on descendait à peine à 30°C la nuit, avec des 36°C la journée, hein) qu'on a utilisé le poële à bois central qu'ils avaient dans leur salon au moins trois fois, qu'on a tous chopé un rhume dès la deuxième nuit sur place, que j'ai dû courir au supermarché acheté des vêtements chauds (ben oui, j'avais pris des vêtements d'été, moi, naïve!) et qu'on a mangé des plats d'hiver type patates sautées et confit de canards...

Cela dit, nous nous sommes régalés. Visite de la forêt de Brocéliande, du zoo de Branféré, du château de Josselin, de l'île aux Moines, d'une crêperie du coin, de la ville de Vannes en petit train, de l'insectarium de Lizio, de l'aquarium de Vannes, et j'en passe. On ne s'est pas ennuyé du tout!

Je dirai même qu'on pourrait y retourner pour un séjour de deux semaines, qu'on en aurait encore autant à faire.

Deux semaines.

Car au départ, le séjour devait durer 10 jours. Nous prenions la route le mardi 21 et nous repartions le vendredi 31. Mais c'était sans compter sur la poisse...

Ma nouvelle voiture, une Citroën Evasion 7 places pour pouvoir transporter confortablement toute ma petite famille, a commencé, une fois en Bretagne, à nous faire des siennes. Petites blagounettes, du type refuser de démarrer ou caler à cause d'un ralenti instable lorsqu'on passait les vitesses... au point de caler en passant la 5e sur la voie rapide (j'ai pas eu peur, noooon).

Donc le lundi (moins d'une semaine après notre arrivée), je décide d'appeler les garages du coin et finis par l'emmener chez le seul capable de me la prendre le jour même. D'après mon père, que j'avais eu au téléphone, c'était probablement un problème lié aux électrovannes de la pompes à injection. Ce que j'ai sagement répété au garagiste.

Il n'a pas regardé la pompe à injection. Il a décrété qu'il y avait une fuite au niveau de la cloche du filtre à gazoil et qu'il fallait donc en changer. Problème? Ce modèle de cloche ne se fait plus. Il a appelé les casses autour de notre coin, mais introuvable. En insistant un peu, il décide de monter une autre cloche sur la voiture; la cloche d'une 205, qu'il raccorde proprement au moteur.

Plus de fuite. Youpi. On était jeudi soir et nous devions nous faire près de 900 km le lendemain.

Je paie donc 130 euros et sors ma voiture du garage. Elle cale 500 m plus loin. La cloche n'était pas le problème...

Nous reportons donc notre départ. Le vendredi, je le harcèle de coups de fil pour m'assurer qu'il s'occupe bien des ELECTROVANNES dont je parlais depuis le lundi. Il me répond:

_ "On a testé le capteur PMH, il marche bien."

Dialogue de sourds, là, non?

Il finit par avouer qu'il ne sait pas s'occuper des pompes à injection, qu'il faut envoyer la voiture chez un diéseliste de Vannes (15 km plus loin). Je récupère donc ma voiture vendredi soir, et Quentin la descend sur Vannes où le fameux diéseliste pourra s'en occuper... le lundi suivant.

Entre temps, nous avions loué puis rendu une kangoo sur Drivy, histoire de pouvoir continuer à visiter des trucs avec les enfants.

Le jeudi soir, voyant que nous n'avions ni voiture pour rentrer ni logement pour dormir (les gens avec qui nous échangions rentraient chez eux, ben oui!), j'appelle mon assistance auto. Ah, misère! Elle me propose d'abord une twingo pour rentrer chez moi.

_ "Euh... une twingo pour faire 900 km avec 3 enfants en siège auto? Et je les mets où? Sur le toit?

_ Oui, madame. Ou vous payez la location de votre poche si vous voulez plus gros.

_ Ok, merci mais non merci. Option deux?

_ On vous paie un billet de train pour redescendre chez vous. Mais vous vous débrouillez pour aller à la gare toute seule, ainsi que de la gare d'arrivée à chez vous ensuite et... vous êtes 5? ben on ne vous paie qu'un billet, donc ça en fait 4 pour vous...!

_ Et la voiture?

_ Ben vous reviendrez la chercher plus tard!

_ Mais bien-sûr! Option 3?

_ On vous paie deux nuits d'hôtel. Mais si vous prenez les nuits d'hôtel, vous n'aurez plus la possibilité d'avoir la voiture de location ou le train. Attention, choisissez bien."

Stress intense. J'ai pris les nuits d'hôtel, j'en ai payé une (car oui, du vendredi soir au lundi matin, il y a trois nuits).

Nous avons profité de ce week-end en plus pour visiter, nous promener, choisir des souvenirs à offrir aux amis. La famille qui avait échangé de maison avec nous nous a invités à dîner dimanche soir et nous a prêté tout le week-end une petite voiture dont ils ne se servaient pas dans l'immédiat.

Le summum de la poisse? Le lundi, trois heures avant de récupérer notre propre voiture et de leur rendre celle qu'ils nous prêtaient gracieusement, un danger public du volant a fait une marche à arrière sans regarder derrière lui et a embouti la portière conducteur. Pliée en deux.

Nous n'étions absolument pas en tort, et n'avions eu aucun moyen de l'éviter ou de prévoir le truc. Il était dans une voie à sens unique et s'est mis à reculer, le truc aussi interdit qu'improbable, et cela sans nous voir ce qui est d'autant plus fou (la voiture était rouge, quand même! C'est visible, non?).

Quelle galère...!

Lundi vers 17h, nous avons fini par récupérer notre Evasion, rendre la voiture abîmée à nos malheureux bretons et reprendre la route pour le Sud. En espérant laisser notre poisse derrière nous.

Ces mésaventures ont quand même coûté au total près de 700 euros, budget pas du tout prévu au programme (entre l'hôtel, la location de la kangoo, les réparations de la voiture, etc.).

Depuis, ça va. En vie, pas d'accident supplémentaire à déplorer.

Et j'ai même réactualisé mon annonce d'échange de maison pour l'été prochain ! ;)

Moralité de l'histoire: je change d'assurance auto.

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Hyperféconde ou stérilet?

Publié le par jesuisenceinte-poussezvous

Rien que le mot me fait peur: STERILET.

Vous le lisez, vous aussi, le mot STERILE ??

Sauf que voilà. J'ai 28 ans, déjà 3 enfants, et plutôt bien rapprochés en âge. Je ne peux pas retomber enceinte maintenant.

Même si l'allaitement est un contraceptif naturel tant que les tétées sont régulières et peu espacées de jour comme de nuit, deux précautions valent mieux qu'une. Bon, certes, je n'ai pas envie de faire des folies de mon corps, toutes mes hormones sont tournées vers mon bébé et ses besoins et mon pauvre homme n'a que sa patience pour lui. Mais un jour, a priori, ça reviendra... n'est-ce pas?

De nous deux, je ne suis pas celle qui est pressée, vous vous en doutez bien. Toutefois, je ne me vois pas, une fois mes hormones repris leur yoyo habituel, tomber enceinte d'un petit quatrième aussi vite que je suis tombée enceinte de Léandre après Keenan.

Mon corps a besoin de souffler. Entre les grossesses et les allaitements qui s'enchaînent, se chevauchent, se partagent... Je suis au bout de mes ressources. Je le pense vraiment.

La bonne humeur et l'énergie du quotidien sont là, mais ne tirons point sur la corde. Je ne me vois pas gérer 4 bébés. J'ai besoin que les enfants grandissent un peu avant de penser à un petit dernier.

Alors je me suis renseignée.

Et la seule contraception que je ne risque pas d'oublier (contrairement à la pilule ou au préservatif), qui en plus soit sans hormone (adieu implant!), est le stérilet.

Le stérilet au cuivre, même.

Alors j'en ai demandé un, la sage-femme me l'a posé en m'expliquant que mon utérus faisait à nouveau 7 cm, car il avait repris sa taille normale, et que ce truc allait en occuper tout l'espace.

Youpi.

J'ai vu la tête que ça avait: un hameçon de pêche. Sérieusement.

Alors voilà, maintenant, j'ai dans le corps un hameçon de pêche sans hormone censé m'éviter une grossesse non désirée.

Je vous tiens au courant si ça marche... ou pas. Enfin... dès que mes hormones reviennent, quoi.

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